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Faïenciers et céramistes
Parmi les céramistes qui exposeront leurs œuvres Galerie Ravaisou :
Françoise CHAUSSY - Ancienne élève des Beaux Arts de St-Etienne et de Bourges, Françoise Chaussy travaille, dans son atelier de Flossac, la faïence blanche découpée d’après croquis préparatoires puis montée à la plaque et décorée avec des colorants et émaux industriels. Les volumes sont simples; les formes empruntées aux pièces traditionnelles de vaisselle de tous pays et de toutes époques. Les faïences de Françoise Chaussy, où les fleurs, les fruits et la faune se fondent en de surprenantes harmonies pour former des pots d’une originalité absolue, sont parmi les plus inventives de France. Dans ses mains le pot devient un terrain de jeu où le décor et la forme s’entremêlent pour notre plus grand bonheur.

Jérôme GALVIN - Après six ans de décoration sur faïence dans les ateliers de Moustiers qui lui ont donné une solide maîtrise de la technique du décor ancien, Jérôme Galvin a choisi de donner libre cours à sa passion pour le graphisme. Il renouvelle sans cesse ses décors (portraits, peintures abstraites, têtes de morts) et il a, entre autres, remarquablement “relooké“ la faïence traditionnelle de Moustiers (grotesques, fleurs, animaux). “Voilà un jeune céramiste qui prend des risques et qui ne cesse de faire des expériences heureuses, notamment avec la faïence qu'il mélange à la terre vernissée“.

Agnès HIS - Après des études aux Beaux Arts du Havre et de Rouen et quelques années d'enseignement des Arts Plastiques, Agnès His s'installe en Touraine et ouvre son atelier. Depuis 1988, elle expose en Italie, Suisse, Angleterre, Belgique et au Japon. De la simplicité de son matériau, une argile noire, naissent des oeuvres en mouvement, d'une grande fluidité. Un patient travail de gravure modifie la texture de la terre qui prend alors l'apparence d'une matière que l'on cherche à redéfinir : métal ciselé, tissu au motif graphique, écorce...plus que tout autre, Agnès His trouble notre perception de la céramique. Elle recouvre ses pièces d'un lavis de terre blanche ou rouge, soleil d'hiver sur le givre, lumière de l'été sur les sillons.

Myoung-Joo KIM - Coréenne fixée en France, Myung-Joo KIM travaille en volume toutes les faces de ses modelages. Elle apporte un imaginaire nouveau, une étrangeté poétique avec ses formes mi-animales mi-végétales, une représentation de l’irréel qui trouble sans blesser. C’est une expression singulière en accord parfait avec le matériau terre appréhendé en masses.

Alain DÉJARDIN - Après des études d’arts plastiques à l’ENSAA et plusieurs années d‘activité dans l’audiovisuel, Bernadette et Alain DÉJARDIN créent leur atelier de céramique dans le Tarn en 1978 et y produisent de la faïence décorée. En 1983, ils entreprennent d’adapter la technique des lustres islamiques à leur propre création. Ils élaborent des formes généreuses et lisses sur lesquelles s’inscrit le décor enrichi par les effets métalliques des lustres. Alain DÉJARDIN est un des rares céramistes en Europe à pratiquer cette technique portée à la perfection par les potiers de Perse il y a plus de 1000 ans. Il dépose des sels métalliques à la surface de la pièce pour obtenir une glaçure avec des effets irisés, la couleur changeant selon la nature des oxydes (rouge pour le cuivre).

Martine HARDY - Après les Beaux-Arts de Rennes où elle est entrée en 1977, Martine Hardy poursuit son apprentissage de la céramique en autodidacte. Son art s’exprime dans les formes, avec les engobes colorés aux oxydes, qu’elle passe au pinceau, à l’ébauche et autres outils pointus qui lui permettent de gratter, graver. Martine Hardy poursuit d’autres recherches comme les emboîtements de formes qui trouvent leur aboutissement avec ses pièces Dormante et Cavité. Les sculptures sont réalisées en terre modelée, matériau qui lui permet de travailler simultanément, volume, couleur, traitement de la surface, matière et graphisme.

Luisa MAISEL - Après s’être formée en Angleterre à Boston puis à la School of Visual Arts de New York, Luisa MAISEL enseigne à la Parsons School of Design à Paris et entame parallèlement une carrière de directeur artistique qu'elle poursuivra jusqu'en 1993. Depuis une dizaine d'années elle réalise de grandes pièces en terre cuite relevant davantage de la sculpture que de la culture céramique. Ses pièces veulent témoigner des thèmes fondamentaux de la société contemporaine, tentant par la représentation d'organiser une pensée chaotique. Empruntant au registre pop comme au surréalisme, à l'imagerie kitsch comme à la culture savante, elle réalise des pièces de grandes dimensions au contenu souvent politique. Elle replace dans ce contexte les mythologies personnelles, insistant sur la condensation et l'accumulation. L'un de ses thèmes favoris reste le temps qui passe et sa représentation à travers des objets standards adaptés aux différents âges de la vie.

Sylvie RUSÉ-MAILLARD - Utilisant la terre rouge et les engobes, Sylvie Rusé-Maillard associe la terre et le bois ou la terre et le métal. Ses décors - historiés, en danse de formes, en traces et matière brute - se caressent du regard. “A la surface: des volutes de brins d'herbe, des gerbes monochromes nonchalantes, de doux crissements de pointe à graver ou de poils de loutre pour former un chemin d'immortalité, des papiers déchirés qui racontent une histoire sans commentaire mais dans une encreture limpide, pure, détachée de la raison. Sylvie Rusé-Maillard a un sens très juste de l'esthétique de l'Extrême-Orient !“ - François Gonse. |